En Fait
Le recourant X. a été reconnu coupable d'infraction grave et d'infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup) par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Côte. Il a déposé une annonce d'appel contre ce jugement par l'intermédiaire de son avocat le 28 octobre 2015. Cependant, la déclaration d'appel n'a été déposée que le lendemain de l'expiration du délai de 20 jours imparti, en raison d'une erreur du secrétariat de l'avocat. La Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal a rejeté la demande de restitution de délai déposée par X., considérant que la faute de l'avocat était imputable à son client.
X. a alors formé un recours en matière pénale au Tribunal fédéral, concluant à la restitution du délai pour déposer sa déclaration d'appel.
En Droit
Le Tribunal fédéral a considéré que, dans le cadre d'une défense obligatoire comme en l'espèce, la faute grave de l'avocat ne peut pas être imputée au prévenu lorsque cela porterait atteinte de manière substantielle aux droits de la défense de ce dernier.
En effet, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme et du Tribunal fédéral, le droit à une défense effective implique que l'accusé bénéficie d'une assistance juridique compétente, assidue et efficace. Lorsque les autorités tolèrent une négligence grave de l'avocat au détriment du prévenu, cela peut constituer une violation des droits de la défense.
En l'espèce, le Tribunal fédéral a considéré que le manquement de l'avocat, qui a entraîné la tardiveté de la déclaration d'appel, constituait une…