En Fait
Dans cette affaire, le Ministère public de la Confédération (MPC) mène depuis octobre 2004 une procédure d'enquête contre [X.] pour soupçon d'escroquerie sur placement à caractère professionnel et d'autres délits. Dans le cadre de cette procédure, des perquisitions ont été effectuées en mars 2007 dans deux immeubles, au cours desquelles de nombreux documents et données électroniques ont été saisis et placés sous scellés.
Le MPC a demandé au Tribunal pénal fédéral (TPF) l'ouverture des scellés et la libération de ces pièces saisies pour qu'elles puissent être examinées. La Ire Chambre des recours du TPF a alors ordonné que le juge-rapporteur compétent de la Chambre procède à un examen et à un tri des documents et supports de données sous scellés, avant que la Chambre ne rende une décision distincte sur l'étendue définitive de l'ouverture des scellés et de la libération au profit du MPC.
En Droit
Le Tribunal fédéral a décidé que l'ordonnance incidente attaquée du TPF, qui prescrit le tri judiciaire, ne constitue pas encore une décision de mesure de contrainte susceptible de recours de manière autonome. Seule la décision finale d'ouverture des scellés du collège du TPF, qui déterminera quels documents et données seront transmis à l'autorité de poursuite pénale pour une utilisation ultérieure, est susceptible de recours selon la jurisprudence du Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral explique que le juge chargé de l'ouverture…