En Fait
A. et B. sont les parents non mariés de C. (née en 2008). Depuis la séparation des parents en 2009, C. vit avec sa mère. Le 16 septembre 2014, l'autorité parentale conjointe a été accordée aux parents.
Le 9 décembre 2015, la mère a demandé qu'il lui soit permis, avec un ajustement des intérêts de l'enfant, de déménager avec sa fille à Bonn au 1er février 2016 ; les modalités des visites avec le père devaient être réaménagées.
Le 27 janvier 2016, la APEA a donné son accord au changement de lieu de résidence de la fille et a réglé les modalités des visites avec le père pour la période de transition après le déménagement. En outre, elle a refusé l'effet suspensif d'un éventuel recours.
Par la suite, la mère a déménagé avec l'enfant à Bonn début février 2016.
En Droit
Le Tribunal fédéral a statué que le départ de l'enfant vers un autre État contractant de la Convention de La Haye du 19 octobre 1996 sur la protection des enfants (CLaH) et l'établissement de sa résidence habituelle dans cet État entraînent la perte de la compétence décisionnelle suisse. Cela s'applique également en principe à la juridiction saisie d'un recours.
Le Tribunal fédéral constate que différents principes sont en conflit. D'un côté, l'intérêt supérieur de l'enfant exige parfois une décision rapide, d'un autre côté, cela ne doit pas porter atteinte au droit d'accès à un tribunal. La Convention de La Haye sur la protection des enfants prévoit un régime de compétence qui entraîne un changement de compétence et s'écarte délibérément de la perpetuatio fori.
Le Tribunal…