En Fait

Le 22 août 2019, le procureur adjoint du canton de Bâle-Campagne, János Fábián, a porté plainte contre [A.] pour détournement de fonds à plusieurs reprises, dont certains qualifiés, faux en écriture à plusieurs reprises et dénonciation calomnieuse. Le 23 août 2019, le ministère public a informé les médias du dépôt de l'acte d'accusation, ce qui a donné lieu à des reportages médiatiques. Le 18 septembre 2019, [A.] a alors déposé une plainte pénale contre János Fábián pour diffamation et violation du secret de fonction. Le 1er octobre 2019, elle a déposé une demande de récusation de Fábián dans la procédure pénale pendante contre elle. Le Tribunal cantonal de Bâle-Campagne a refusé d'entrer en matière sur la demande de récusation, la jugeant tardive.

En Droit

Le Tribunal fédéral a confirmé la décision du Tribunal cantonal. Il a expliqué que selon la jurisprudence, une demande de récusation doit être déposée dans les jours qui suivent la connaissance du motif de récusation, à défaut de quoi le droit est périmé. En l'espèce, il faut considérer que [A.] avait connaissance du motif de récusation au plus tard le 18 septembre 2019, lorsqu'elle a déposé plainte pénale contre Fábián. La demande de récusation déposée le 1er octobre 2019 était donc tardive.

Le Tribunal fédéral a donc…