En Fait

Le 26 janvier 1996, la République du Kazakhstan a demandé à la Suisse l'extradition de la ressortissante kazakhe [A.], résidant à Genève. Cette demande était présentée pour les besoins de la procédure pénale ouverte contre [A.] par le Procureur spécial de la République du Kazakhstan chargé de la lutte contre la corruption.

Dans sa note diplomatique du 5 janvier 1996, le Ministère des affaires étrangères du Kazakhstan a confirmé l'engagement de l'État requérant d'accorder à la Suisse l'extradition de toute personne - hormis les ressortissants kazakhs - recherchée pour des faits analogues à ceux reprochés à A. Il a également garanti le respect des droits de l'homme et l'interdiction de la peine de mort, des traitements inhumains ou dégradants, ainsi que le droit de visite des représentants suisses.

Le 9 avril 1997, l'Office fédéral a accordé l'extradition de [A.] au Kazakhstan, sous diverses conditions, notamment l'engagement du Président kazakh de respecter l'indépendance et l'impartialité des autorités judiciaires chargées de la procédure.

En Droit

Le Tribunal fédéral a examiné si les garanties offertes par le Kazakhstan étaient suffisantes au regard de l'article 2 let. a de la Loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale (EIMP), qui exige que la procédure à l'étranger soit conforme aux principes de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et du Pacte ONU II.

Bien que le système judiciaire kazakh présente des…