En Fait

Le recourant [X.] purge depuis le 5 février 2002 une peine privative de liberté à vie pour meurtre, deux tentatives de meurtre consommées et préparatifs répétés de meurtre. Il a d'abord été incarcéré dans l'établissement de Thorberg, où il a suivi volontairement un traitement spécifique aux troubles et aux délits. Le 12 septembre 2007, il a été transféré dans l'établissement pénitentiaire (EP) de Pöschwies, où il a participé à une thérapie individuelle et de groupe volontaire auprès du Service psychiatrique et psychologique de l'Office de l'exécution des peines du canton de Zurich (PPD) pour travailler sur son délit, qu'il a cependant interrompue à la mi-décembre 2009. Actuellement, [X.] se trouve en régime fermé dans l'établissement intercantonal de détention (EID) de Bostadel. Aucune permission de sortie ne lui a été accordée jusqu'à présent.

En Droit

L'instance précédente constate qu'il n'y a ni raisons formelles ni matérielles qui justifieraient de ne pas inclure dans l'appréciation globale à effectuer lors de l'examen des assouplissements de l'exécution de la peine l'évaluation de la commission spécialisée du 3 octobre 2016. Cette évaluation est clairement défavorable au recourant, en ce qu'elle part du principe qu'il existe toujours un risque élevé de récidive et recommande de ne pas lui accorder d'assouplissements de l'exécution.

L'instance précédente considère qu'elle partage l'avis de la commission spécialisée selon lequel il n'y a pas d'indices concrets d'une prise de conscience substantielle du recourant de son attitude problématique de base et de ses traits de personnalité pertinents pour le délit. Le comportement du recourant durant l'exécution de la peine, notamment son adaptation extérieure mais son agissement perceptible de façon dominante, manipulatrice et rigide, ainsi que son refus en particulier de donner de véritables aperçus à des personnes compétentes sur son système de valeurs et de pensées intérieures…