En Fait
La recourante, A., était entrée en 2001 chez la société B. AG afin de prendre la succession de l'actionnaire majoritaire de l'époque, C. Pour régler la succession, les parties ont conclu plusieurs contrats, notamment un contrat de travail entre A. et B. AG ainsi qu'un contrat de règlement de la succession. Selon ce dernier, A. devait acquérir successivement des actions de B. AG et entrer dans les organes de direction.
En octobre 2003, B. AG a résilié le contrat de travail. A. a alors poursuivi en justice pour le transfert et la remise de 2'880 actions qui auraient dû lui être transférées dans le cadre du contrat de règlement de la succession. Par sentence arbitrale du 15 novembre 2005, B. AG a été condamnée à verser à A. un montant de 4'000'000 francs en "dédommagement de toutes les prétentions".
Les autorités fiscales ont imposé A. pour la période fiscale 2005 sur un revenu de 1'950'000 francs, considérant le paiement transactionnel comme un revenu imposable. A. a contesté cette imposition.
En Droit
Le Tribunal fédéral a décidé que la partie du paiement transactionnel qui servait d'indemnisation pour la valeur vénale des 2'880 actions est exonérée d'impôts. A. avait acquis un droit légal ferme sur ces actions, de sorte que leur renonciation équivaut à une cession. Dans la mesure où le paiement transactionnel a couvert les coûts d'acquisition des actions, il s'agit d'un changement de patrimoine exonéré d'impôts. Tout éventuel gain en capital serait…