En Fait
Le 24 septembre 1980, la société Interbras Cayman Company a obtenu du Président du Tribunal de première instance de Genève une autorisation de séquestre au préjudice de la société Jassica S.A. pour une créance de vingt-neuf millions de francs. La mesure devait être exécutée auprès de douze banques et sociétés commerciales établies à Genève et frappait les biens, créances et autres avoirs inscrits au nom de la débitrice Jassica S.A. ou au nom de quinze autres sociétés tierces.
La débitrice et les sociétés tierces ont porté plainte contre l'exécution du séquestre. L'Autorité de surveillance des offices de poursuite pour dettes et de faillite du canton de Genève a admis les plaintes et annulé l'exécution du séquestre.
La société créancière Interbras Cayman Company a interjeté un recours auprès du Tribunal fédéral pour obtenir l'annulation de cette décision.
En Droit
Le Tribunal fédéral a jugé que le créancier qui requiert un séquestre sur des biens appartenant apparemment à des tiers doit rendre vraisemblable que ces biens sont en réalité la propriété de son débiteur. Cette exigence incombe à l'autorité de séquestre qui doit vérifier l'existence des conditions de la mesure, y compris la propriété du débiteur sur les biens à séquestrer.
Cependant, l'office chargé de l'exécution du séquestre n'a pas à examiner le bien-fondé de l'ordonnance de…