En Fait

A. (né en 1978) est de nationalité macédonienne et dispose d'une autorisation d'établissement en Suisse depuis juin 2001. Le 22 février 1999, il a épousé B., une Suissesse, avec laquelle il a trois enfants. Depuis le 31 octobre 2012, l'épouse et les enfants vivent à V., en France. A. travaille pendant la semaine à Bâle, où il a loué un studio depuis le 1er septembre 2016.

L'Office des migrations de Bâle-Ville a constaté par décision du 4 mai 2016 que l'autorisation d'établissement de A. était éteinte, subsidiairement qu'elle serait révoquée, et l'a renvoyé de Suisse. A. a recouru contre cette décision, recours qui a été rejeté par le Département de la justice et de la sécurité du canton de Bâle-Ville. Faisant droit partiellement au recours, la Cour d'appel du canton de Bâle-Ville a toutefois annulé la décision.

A. a ensuite recouru par voie de recours de droit public au Tribunal fédéral et a demandé l'annulation du jugement de la Cour d'appel et le non-retrait de son autorisation d'établissement.

En Droit

Le Tribunal fédéral a admis le recours. Il a considéré que le maintien d'une autorisation d'établissement suppose certes une présence physique minimale en Suisse, mais que le législateur a renoncé à un rattachement au centre de vie ou au domicile.

Selon la loi, l'autorisation d'établissement s'éteint avec la désinscription…