En Fait
Z. a conduit son véhicule personnel sur la B 202 en provenance de Suisse et en direction de Höchst (Autriche) le 16 février 1994 à 3h00. Il a été arrêté par la gendarmerie autrichienne pour un contrôle. Celle-ci ayant constaté chez Z. différents symptômes d'ébriété, elle a effectué des tests d'alcoolémie à 3h51 et 3h53, révélant des concentrations d'alcool dans l'air expiré de 0,81 mg/l et 0,82 mg/l. Sur la base de ces faits, la préfecture de Bregenz a condamné Z. le 13 avril 1994 à une amende de 30 000 ATS pour conduite en état d'ébriété et lui a retiré pour une durée de 16 mois le droit d'utiliser son permis de conduire étranger sur le territoire autrichien.
Le Service de la circulation routière et de la navigation du canton de Saint-Gall, division des mesures, a retiré à Z. le permis de conduire pour une durée de 5 mois en application des art. 31 al. 2 et 16 al. 3 let. b LCR, en raison de la conduite en état d'ébriété. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Commission de recours administratif du canton de Saint-Gall, qui a annulé la décision attaquée et prolongé la durée du retrait du permis à 8 mois.
En Droit
Le Tribunal fédéral a confirmé que les délits commis à l'étranger peuvent être pris en compte pour le retrait d'avertissement du permis de conduire servant à la sécurité routière en Suisse. Le retrait d'avertissement du permis de conduire est une mesure administrative similaire à une sanction pénale, mais néanmoins indépendante de celle-ci, ayant un caractère préventif et éducatif, visant à améliorer la sécurité routière. Par conséquent, les violations des règles de la circulation commises à l'étranger peuvent être prises en compte pour le retrait d'avertissement.
Le Tribunal fédéral a en outre indiqué que l'autorité…