En Fait

La société [X. SA] (recourante) et la société [Y.] Immobilier SA (intimée) ont conclu le 16 juillet 2002 une "Convention de collaboration" relative à la gestion des biens immobiliers de l'intimée par la recourante. L'intimée a résilié le contrat le 27 juillet 2004 avec effet au 30 septembre 2004. Par la suite, la recourante a effectué divers virements du compte d'exploitation de l'intimée afin de se dédommager de la résiliation anticipée du contrat. L'intimée a poursuivi la recourante en restitution de ces virements. Le Tribunal de commerce de Zurich a condamné la recourante à payer à l'intimée un montant total de CHF 297'137.15 plus intérêts. La recourante a formé un recours en matière civile contre ce jugement.

En Droit

Le Tribunal fédéral a essentiellement confirmé la décision de l'instance précédente. Il a qualifié le contrat entre les parties de mandat avec des éléments accessoires de droit du bail, dont les dispositions sur la résiliation du mandat sont applicables. La résiliation par l'intimée était donc en principe licite. La recourante ne pouvait faire valoir aucune prétention à des dommages-intérêts en raison de la résiliation anticipée du contrat, car elle ne les avait pas suffisamment justifiés. Les virements qu'elle avait effectués de sa propre autorité pour indemnisation/pénalité conventionnelle, loyer de sous-location et frais de migration étaient donc contraires au contrat. Ces prétentions en restitution de l'intimée sont de nature contractuelle et ne sont pas prescrites. Cependant, le Tribunal fédéral a considéré comme…