En Fait

Le ministère public I du canton de Zurich mène une enquête pénale contre [A.] pour (tentative de) lésions corporelles graves, lésions corporelles simples, brigandage qualifié, violence et menaces contre des fonctionnaires ainsi que d'autres délits. Le prévenu a été provisoirement arrêté le 2 mars 2021 et placé en détention provisoire par le tribunal des mesures de contrainte du district de Zurich (TMC) le 5 mars 2021 en raison du risque de collusion. Un recours formé par le prévenu contre l'ordonnance de détention (confirmée en dernière instance cantonale) a été rejeté par le Tribunal fédéral par jugement du 16 avril 2021. Le 27 mai 2021, le ministère public a demandé la prolongation de la détention provisoire en se fondant sur le motif du risque de récidive. Le 4 juin 2021, le TMC a ordonné la prolongation de la détention jusqu'au 5 septembre 2021. Un recours formé par le prévenu contre cette décision a été partiellement admis par la Cour d'appel pénale III du canton de Zurich, qui a prolongé la détention provisoire jusqu'au 4 septembre 2021. Pour le surplus, elle a rejeté le recours contre la détention.

En Droit

Le Tribunal fédéral constate que le tribunal des mesures de contrainte du district de Zurich a violé le droit fédéral en n'organisant pas d'audience orale sur la détention avant sa prolongation du 4 juin 2021. Le tribunal des mesures de contrainte sera invité à tenir une audience orale en cas de nouvel examen de la détention. Par ailleurs, l'hypothèse d'un risque de récidive retenue par les instances précédentes est conforme au droit fédéral. Certes, il n'y a pas encore…