En Fait
Depuis le 8 juillet 2014, le Ministère public mène une instruction pénale contre B. pour infractions à la loi sur les stupéfiants. Le 9 octobre 2014, A. a été mis en prévention pour les mêmes faits. Au cours de l'enquête, des demandes d'autorisation de mesures de surveillance et d'investigation secrète, ainsi que de placement en détention provisoire, ont été soumises au Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) du Littoral et du Val-de-Travers. Le 25 août 2016, A. a requis sa mise en liberté immédiate, soutenant que les juges du Tmc Laurent Margot et Isabelle Bieri n'étaient pas impartiaux, ayant déjà statué à de nombreuses reprises dans le cadre de l'instruction. Cette requête a été rejetée le 7 octobre 2016 par l'Autorité de recours en matière pénale. A. a alors formé un recours en matière pénale contre cette décision.En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a considéré que l'Autorité de recours en matière pénale n'a pas violé le droit fédéral en rejetant la requête de récusation des deux juges du Tmc.
Selon la jurisprudence, le fait qu'un même juge ait statué à plusieurs reprises dans le cadre d'une même affaire ne constitue pas en soi un motif de récusation au sens de l'art. 56 let. b CPP, dès lors qu'il s'agit de procédures formellement différentes, même si elles concernent le même ensemble de faits. De plus, la connaissance préalable du dossier par le juge ne suffit pas à démontrer une prévention de sa part, à moins que des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, constitutives de…