En Fait
Le 1er octobre 2002, les autorités françaises ont adressé aux autorités suisses une demande d'entraide judiciaire internationale dans le cadre d'une procédure pénale ouverte contre inconnu pour blanchiment d'argent. Le 2 avril 2003, la Police judiciaire fédérale a procédé à la perquisition du siège de la société [A.] à Genève, sur la base de cette demande d'entraide. Certains documents saisis ont été mis sous scellés à la demande de l'avocat de la société [A.], qui invoquait le secret professionnel. Le 6 novembre 2003, le Juge d'instruction fédéral a présenté une demande de levée des scellés à la Chambre d'accusation du Tribunal fédéral, qui a transmis la requête au Tribunal pénal fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral examine d'office la recevabilité des requêtes qui lui sont soumises et peut les transmettre à l'autorité compétente, même si celle-ci n'a pas été désignée dans la requête initiale.
En l'espèce, la perquisition a été ordonnée par le Ministère public de la Confédération dans le cadre d'une procédure pénale fédérale ouverte le 31 janvier 2002, en plus de l'exécution de la demande d'entraide judiciaire internationale. Dès lors, la compétence pour statuer sur la levée des scellés incombe à la Cour des plaintes du…