En Fait
Le Tribunal fédéral a été saisi de deux recours (1B_142/2023 et 1B_162/2023) d'un prévenu contre des décisions de la Chambre d'accusation du canton de Saint-Gall ayant rejeté ses demandes de permissions de sortie pendant l'exécution anticipée de sa peine.
Le prévenu se trouvait en exécution anticipée de peine, après avoir été condamné par le Tribunal d'arrondissement de Werdenberg-Sarganserland à une peine privative de liberté de sept ans pour escroquerie par métier, détournements à plusieurs reprises, gestion déloyale qualifiée et autres délits. Il avait formé divers recours contre la détention et demandes d'aménagement du régime de détention, qui sont toutefois restés sans succès.
Le prévenu a demandé à la direction de la procédure du Tribunal d'arrondissement des permissions de sortie pour entretenir des relations, qui ont été rejetées. La Chambre d'accusation du canton de Saint-Gall a confirmé ces rejets dans deux décisions, contre lesquelles le prévenu a recouru au Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral a constaté que d'autres règles s'appliquent en principe aux personnes détenues dans le cadre de la procédure pénale qu'aux détenus purgeant une peine ordinaire. Ainsi, les permissions de sortie pour entretenir des relations peuvent être accordées de manière plus restrictive aux prévenus en détention provisoire ou en exécution anticipée de peine qu'aux détenus purgeant une peine.
L'instance précédente n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation en rejetant les demandes de permissions. Elle s'est fondée sur des motifs sérieux et objectifs, notamment sur le risque…