En Fait

Le 10 mars 2009, [B.] a déposé une plainte pénale contre [A.] pour gestion déloyale. [A.] a été inculpé le 21 août 2009 de gestion déloyale aggravée. Le 2 novembre 2011 et le 10 janvier 2012, [A.] a requis le séquestre de documents relatifs au fonds [E.] et la mise en œuvre d'une expertise sur des notes manuscrites produites par [B.] . Le 5 janvier 2012, [A.] a également demandé l'audition de 22 clients de la société [H.] gérée par [B.] . Le 23 janvier 2012, le Ministère public a refusé d'ordonner ces actes d'instruction. Le 27 février 2012, la Cour de justice de Genève a déclaré irrecevables les recours formés par [A.] contre ces refus.

En Droit

Selon la jurisprudence, le rejet d'une réquisition de preuve ne peut faire l'objet d'un recours que s'il cause un préjudice juridique irréparable, c'est-à-dire un dommage de nature juridique qui ne pourrait pas être réparé ultérieurement. Le simple risque que l'écoulement du temps puisse altérer les moyens de preuve ne suffit pas.

En l'espèce, le Tribunal fédéral considère que le refus d'auditionner les 22 clients de [H.] et d'ordonner une expertise sur les notes manuscrites ne cause pas de préjudice juridique irréparable. En revanche, le refus d'ordonner le séquestre des documents relatifs au…