En Fait
La ressortissante tchèque [A.] (née en 1983) est entrée pour la première fois en Suisse en 2008. Après un mariage avec un résident établi en Suisse, dont est né un fils, son autorisation de séjour a été prolongée après le divorce en raison d'un cas de rigueur post-conjugal. [A.] a ensuite entretenu une autre relation avec un citoyen suisse, dont est né un deuxième fils. En raison de récidives, de dépendance à l'aide sociale et de actes de défaut de biens, [A.] a fait l'objet en 2017 d'un avertissement en vertu du droit des étrangers. Malgré cet avertissement, elle a continué à commettre des délits. Le 18 octobre 2019, les services des habitants, de la migration et de la police des étrangers de la ville de Berne ont décidé de ne pas renouveler son autorisation de séjour et de l'expulser de Suisse. Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) a alors prononcé le 21 octobre 2019 une interdiction d'entrée de deux ans à l'encontre de [A.] . Celle-ci a formé un recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral a annulé la décision incidente du Tribunal administratif fédéral qui avait rejeté la demande de l'intéressée d'assistance judiciaire gratuite et de désignation d'un conseil en raison du caractère voué à l'échec du recours. Le Tribunal fédéral est arrivé à la conclusion que le recours contre l'interdiction d'entrée ne pouvait pas être considéré comme voué à l'échec, car le SEM n'avait pas suffisamment motivé l'interdiction d'entrée. La motivation du SEM était déficiente à deux égards : d'une part, le SEM n'avait pas correctement pris en compte les conditions requises pour ordonner une interdiction d'entrée à l'encontre de personnes bénéficiant de la libre circulation comme…