En Fait

Le ressortissant nigérian [A.] vivait en Suisse depuis 2005. En 2018, l'office des migrations du canton de Bâle-Ville a refusé de prolonger son autorisation de séjour. Malgré une injonction de quitter le pays jusqu'au 16 septembre 2019, [A.] est resté en Suisse. Le 15 novembre 2019, il a été arrêté et l'office des migrations a ordonné une détention en vue du renvoi de 3 mois. Le juge unique des mesures de contrainte en droit des étrangers a confirmé la détention le 18 novembre 2019.

En Droit

Le Tribunal fédéral a annulé la décision de détention, car la détention en vue du renvoi était disproportionnée. Certes, il y avait un risque de fuite, car [A.] ne s'était pas conformé à l'injonction de quitter le pays et de renouveler son passeport. Cependant, le juge de la détention aurait dû examiner des mesures plus douces comme une obligation de se présenter ou une limitation à une zone déterminée, avant d'ordonner la détention. De plus, il faut tenir…