En Fait
Le recourant [X.] et son épouse [A.] se sont mutuellement accusés d'injures, de voies de fait et de lésions corporelles légères. Fin mai/début juin 2015, ils ont déposé réciproquement plainte pénale, à la suite de quoi ils ont été interrogés deux fois chacun par la police. Par décision du 3 mars 2016, le Ministère public du canton de Fribourg a suspendu la procédure pénale contre les deux et a renvoyé les demandes de satisfaction sur la voie civile.
[X.] a recouru contre la décision de suspension, que le Tribunal cantonal de Fribourg a rejetée le 17 mai 2016. [X.] a ensuite formé un recours en matière pénale auprès du Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère le recours comme non fondé. L'instance précédente a nié l'existence de soupçons suffisants, car les déclarations du recourant étaient en partie contradictoires et incompréhensibles. Les rapports médicaux déposés n'ont pas apporté la preuve des prétendues agressions physiques de l'épouse. Dans ces circonstances, la suspension de la procédure par le Ministère public n'était pas critiquable.
Le Tribunal fédéral explique que le Ministère public et l'instance précédente disposent d'un pouvoir d'appréciation pour juger s'il existe des soupçons suffisants. Le Tribunal fédéral contrôle leur décision avec retenue. Tant que le Ministère public conclut, à l'issue de l'enquête, que le reproche pénal n'est pas établi et qu'une condamnation n'est pas envisageable, il doit suspendre la procédure. Le…