En Fait

Le recourant [X.M.] a été reconnu coupable par le Tribunal cantonal du canton de Berne d'actes d'ordre sexuel avec un enfant au détriment de son fils [A.M.] . [X.M.] a formé un recours en matière pénale contre ce jugement. La question principale était de savoir si les interrogatoires d'[A.M.] et de son frère [B.M.] de novembre 2003, auxquels le recourant n'a pas pu participer, pouvaient être utilisés comme moyens de preuve.

En Droit

Le Tribunal fédéral a annulé le jugement du Tribunal cantonal et renvoyé l'affaire à la juridiction précédente pour un nouvel examen. Il a motivé sa décision comme suit :

- Le recourant n'a pas eu l'occasion de participer aux deux premiers interrogatoires de novembre 2003 et de poser des questions. Certes, [A.M.] et [B.M.] ont été interrogés à nouveau en présence du recourant par la suite. Cependant, à ce moment-là, les deux témoins ne pouvaient plus se rappeler que vaguement des événements et n'ont fait que confirmer pour l'essentiel leurs déclarations antérieures. Ainsi, le recourant s'est vu privé de la possibilité d'exercer effectivement et en temps utile ses droits de la défense.

- Les autorités cantonales sont responsables du fait que les témoins ne…