En Fait
Le 13 décembre 1994, le juge d'instruction près le Tribunal de grande instance de Grasse a adressé à l'Office fédéral de la police une demande d'entraide judiciaire pour les besoins de l'enquête pénale ouverte en France pour le vol d'un tableau. Le 13 juin 1996, le juge d'instruction genevois a ordonné la remise du tableau aux autorités françaises. Le 1er novembre 1996, la Chambre d'accusation du canton de Genève a rejeté le recours formé par [L.] contre cette décision.
[L.] a alors saisi le Tribunal fédéral par la voie du recours de droit administratif, demandant principalement l'annulation de l'ordonnance du 1er novembre 1996 et la déclaration de la demande d'entraide "nulle et non avenue". À titre subsidiaire, il requiert que le tableau litigieux ne soit pas remis à l'État requérant ou qu'une garantie soit fournie.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a considéré que seul l'article 74a de la Loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale (EIMP) était applicable, en lien avec l'article 13 de la Convention européenne relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime (Convention n° 141).
Selon le Tribunal, le recourant n'a pas rendu vraisemblable, au sens de l'article 74a al. 4 let. c EIMP, qu'il aurait acquis le tableau de bonne foi. Le Tribunal a estimé que le recourant n'avait pas pris les précautions élémentaires avant la transaction, notamment…