En Fait

A., ressortissant du Kosovo possédant également la nationalité serbe, est né le 7 juillet 1994 à B. Il a bénéficié d'une autorisation de séjour, puis d'une autorisation d'établissement qui a été régulièrement renouvelée. Entre 2008 et 2012, il a été condamné à sept reprises, en tant que mineur, pour différentes infractions. Par la suite, il a été condamné, le 18 novembre 2015, à une peine privative de liberté de trois ans. Le Service de la population et des migrations du canton du Valais a, en date du 21 juillet 2016, révoqué l'autorisation d'établissement de l'intéressé.

Le Tribunal du IIIe arrondissement pour le district de B. a, par jugement du 20 février 2018, prononcé à l'égard de A. une peine privative de liberté de deux ans, cumulée à une amende de 1'000 fr., pour diverses infractions, mais a renoncé à l'expulser de Suisse. Le Conseil d'Etat du canton du Valais a confirmé, le 30 mai 2018, la décision du 21 juillet 2016 du Service de la population révoquant l'autorisation d'établissement de A.

En Droit

La Cour fédérale a jugé que lorsque le juge pénal a, dans sa décision du 20 février 2018, décidé de ne pas ordonner l'expulsion judiciaire du recourant, il a procédé à une appréciation d'ensemble de son comportement. Partant, l'autorité administrative n'avait ensuite plus la compétence pour révoquer l'autorisation du recourant sur la base des mêmes éléments d'appréciation, sous peine de réintroduire le dualisme entre les autorités…