En Fait
Les avocats X. et Y. étaient membres du conseil d'administration de la société Z. S.A., constituée à Genève en 1983 et dont les actionnaires appartenaient à la famille N. La société Z. n'a jamais déployé aucune activité. En 1992, Z. S.A. a fait l'objet de commandements de payer portant sur des loyers impayés d'une villa louée par la société. Les administrateurs X. et Y. n'ont pas provisionné cette créance et n'ont pas avisé le juge de la situation de surendettement de la société, comme l'exige l'art. 725 al. 2 CO. La faillite de Z. S.A. a été prononcée en 1997.
La Banque A., cessionnaire des droits de la masse en faillite de Z. S.A., a intenté une action en responsabilité contre X. et Y. pour le dommage subi par la société en raison des manquements des administrateurs.
En Droit
La Cour a considéré que les administrateurs X. et Y. avaient fautivement manqué à leurs devoirs résultant de l'art. 725 CO, en ne provisionant pas la créance de loyer dès 1992 et en ne procédant pas à l'avis au juge du surendettement de la société. Ce retard a entraîné une aggravation du découvert et une augmentation du dommage subi par Z. S.A.
La Cour…