En Fait

Selon les actes d'accusation du 29 septembre 2016, A. et B. sont accusés d'avoir commis ensemble plusieurs braquages qualifiés. A. est en détention provisoire ou de sûreté depuis le 25 juillet 2015, B. a été en détention provisoire à partir du 25 juillet 2015 et se trouve depuis le 18 avril 2016 en exécution anticipée de la peine. Les prévenus sont partenaires de vie non mariés depuis plus de 15 ans.

A. et B. ont déposé des requêtes auprès du tribunal pénal afin d'être autorisés à se voir et à se rendre visite en détention provisoire. Le tribunal pénal et le Tribunal cantonal de Lucerne ont rejeté les requêtes. Les deux prévenus ont alors recouru conjointement au Tribunal fédéral.

En Droit

Le Tribunal fédéral accueille le recours. Il constate que les détenus dans le cadre d'une procédure pénale ont également en principe le droit à un contact régulier et approprié avec leur famille, ce qui inclut les partenaires de vie non mariés. Cela vaut en particulier après une détention provisoire de longue durée et la disparition du risque de collusion.

Les autorités cantonales doivent accorder aux prévenus un droit de visite approprié en organisant les visites par le biais du…