En Fait

La recourante X. (née en 1969) est originaire de Mongolie et est entrée en Suisse le 8 octobre 2005. Elle a épousé le 2 février 2006 le ressortissant portugais Y. (né en 1963) et a obtenu un permis de séjour CE/AELE dans le cadre du regroupement familial. De cette union est née le 29 octobre 2006 une fille, qui dispose également d'un permis d'établissement CE/AELE. Le 9 avril 2007, X. a fait venir en Suisse son fils d'une relation précédente, à qui un permis de séjour CE/AELE valable jusqu'au 1er février 2011 a été délivré.

Le 30 avril 2010, l'Office des migrations du canton de Zurich a révoqué les autorisations de séjour de X. et de son fils, au motif que le couple X.-Y. s'était séparé et que le lien matrimonial n'existait plus que formellement, sans perspective de réunification. Les instances cantonales de recours ont confirmé le non-renouvellement des autorisations de séjour (entre-temps expirées).

En Droit

Le Tribunal fédéral confirme que la recourante 1, en tant qu'épouse d'un citoyen de l'UE, a certes en principe un droit (dérivé) au renouvellement de son autorisation, tant que le mariage subsiste formellement. Cependant, ce droit est soumis à la réserve de l'abus de droit : si la volonté de communauté fait défaut et que le lien matrimonial formel sert uniquement (encore) à contourner les conditions d'admission prévues par le droit des étrangers, le droit s'éteint.

En l'espèce, l'Office des migrations a pu considérer que la…