En Fait
[A.], un journaliste de SonntagsZeitung/Le Matin Dimanche, a demandé à l'Office fédéral de l'armement (armasuisse), en vertu de la Loi fédérale sur le principe de la transparence de l'administration (LTrans), l'accès à l'agenda Outlook 2013 et 2014 de l'ancien chef de l'armement B. armasuisse a refusé l'accès, suite à quoi [A.] a déposé une demande de conciliation auprès du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT). Ce dernier a recommandé d'accorder l'accès à l'agenda Outlook.
Par décision du 1er décembre 2014, armasuisse a constaté que [A.] n'avait pas droit à l'accès à l'agenda Outlook. Sans reconnaissance d'une obligation juridique, un extrait sous forme d'un aperçu hebdomadaire avec certaines entrées noircies lui a été remis. [A.] a formé un recours, que le Tribunal administratif fédéral a partiellement admis et renvoyé l'affaire à armasuisse pour nouvelle appréciation.
Par un recours de droit public, armasuisse s'est adressée au Tribunal fédéral et a demandé l'annulation du jugement du Tribunal administratif fédéral et la confirmation de sa décision du 1er décembre 2014.
En Droit
Le Tribunal fédéral rejette le recours.
Il constate d'abord qu'armasuisse est habilitée à former le recours, car l'application de la LTrans constitue une tâche transversale qui concerne toute l'administration fédérale.
En outre, le Tribunal fédéral conclut que l'agenda Outlook de l'ancien chef de l'armement constitue un document officiel au sens de la LTrans. Une exception à l'obligation de transparence nécessite une menace de…