En Fait

A. est un ancien biathlète de niveau international qui a remporté plusieurs médailles olympiques. L'International Biathlon Union (IBU) l'a accusé d'avoir violé les règles antidopage entre 2010 et 2014. L'IBU a saisi la Chambre Anti-dopage du Tribunal Arbitral du Sport (CAD TAS) qui a déclaré A. coupable et l'a suspendu pour quatre ans.

A. a formé un recours en matière civile au Tribunal fédéral pour faire annuler cette décision. Parallèlement, il a attaqué la décision devant la Chambre arbitrale d'appel du TAS.

Le Tribunal fédéral a déclaré le recours irrecevable au motif que A. n'avait pas épuisé les voies de recours arbitrales disponibles avant de saisir le Tribunal fédéral.

En Droit

Le Tribunal fédéral a confirmé que la règle de l'épuisement des instances arbitrales préalables s'applique également en matière d'arbitrage international, malgré l'absence d'une disposition expresse à cet effet dans la Loi sur le Tribunal fédéral (LTF) et la Loi fédérale sur le droit international privé (LDIP).

Cette règle vise à faire en sorte que le Tribunal fédéral ne doive s'occuper qu'une seule fois d'une affaire, sous réserve des exceptions admises par la jurisprudence. Le Tribunal fédéral a relevé que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) lui-même a adopté cette règle dans son Code, exigeant que la partie appelante ait épuisé les voies de droit…