En Fait

[A.] est né le 8 janvier 1996 de parents non mariés, [B.] et C. Le couple s'est séparé en 1997. [B.] s'est ensuite marié avec D. et a eu trois filles, E., F. et G.

Par jugement du 19 juin 2003, [B.] a été condamné à contribuer à l'entretien de A. Cette contribution a été réduite le 11 novembre 2004 en raison de la naissance de E. Le 3 février 2010, [B.] a requis la suppression de la contribution d'entretien due à [A.], invoquant la diminution de ses revenus et la naissance de ses deux dernières filles.

Le Tribunal de première instance a partiellement admis cette requête. [A.] a alors interjeté un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire contre cet arrêt, concluant principalement à ce que [B.] soit condamné à lui verser une contribution d'entretien jusqu'à sa majorité, voire jusqu'à 25 ans en cas d'études sérieuses et régulières.

En Droit

Selon l'art. 286 al. 2 CC, si la situation change notablement, le juge modifie ou supprime la contribution d'entretien à la demande du père, de la mère ou de l'enfant. Cependant, la survenance d'un fait nouveau n'entraîne pas automatiquement une modification de la contribution d'entretien.

Le juge doit en effet procéder à une pesée des intérêts respectifs de l'enfant et de chacun des parents pour juger de la nécessité de modifier la contribution d'entretien dans le cas concret. Ce n'est que si la charge d'entretien devient déséquilibrée entre les deux parents, en particulier si elle devient excessivement lourde pour le parent débirentier qui aurait une condition modeste, qu'une modification…