En Fait
Le litige oppose la société E. Revisions- et Treuhand AG (l'intimée) à R. (le demandeur). Le demandeur avait confié à l'intimée, en 1978, la gestion de son patrimoine, composé de 3,1 millions de francs, avec pour objectif principal la conservation de son patrimoine. L'intimée a investi l'argent sur le marché des valeurs mobilières et a facturé au demandeur un honoraire de 25% sur les bénéfices réalisés. Cependant, l'intimée a engagé des prêts Lombard et a pris des risques excessifs, ce qui a entraîné des pertes importantes pour le demandeur.
Le demandeur a introduit une action en justice contre l'intimée et son administrateur, W., devant le tribunal de district de Lenzburg. Le tribunal a rejeté la demande contre W. et a condamné l'intimée à payer au demandeur 684 992,50 francs avec intérêts. L'intimée a interjeté appel devant la cour supérieure du canton d'Argovie, qui a confirmé le jugement.
L'intimée a ensuite formé un recours devant le Tribunal fédéral, qui a rejeté le recours et confirmé le jugement de la cour supérieure.
En Droit
Le Tribunal fédéral a considéré que le contrat entre les parties était un contrat de gestion de fortune, soumis aux dispositions de l'article 398 al. 2 CO. La cour a estimé que l'intimée avait violé son devoir de diligence et de fidélité en engageant des prêts Lombard et en prenant des risques excessifs, sans informer le demandeur des dangers de la gestion spéculative.
La cour a également considéré que l'intimée avait manqué à son obligation d'information et de conseil envers le demandeur, en ne lui fournissant pas des informations claires et précises sur la gestion de son patrimoine. La cour a estimé que l'intimée avait agi de…