En Fait

Par jugement du tribunal de district de Z. du 5 septembre 1995, le mariage de C.L. et D.L. a été dissous. Les deux filles A.L. et B.L. ont été placées sous l'autorité parentale de la mère (D.L.). D.L. a épousé E.M. le 25 avril 1997 et a depuis lors porté le nom de famille "M".

D.M. a déposé le 11 juillet 1997 auprès de la Direction de l'intérieur du canton de Zurich une demande pour que A.L. et B.L. soient autorisées à porter également le nom de famille "M.". C.L. a demandé le rejet de la demande. Par décision du 6 novembre 1997, la Direction de l'intérieur a fait droit à la demande et a autorisé A.L. et B.L. à changer leur nom de famille en "M".

C.L. a recouru contre cette décision, à la suite de quoi le Tribunal cantonal (Chambre civile II) a décidé le 15 juin 1998 d'annuler la décision contestée. A.L. et B.L. ont interjeté un recours fédéral, demandant que la décision du Tribunal cantonal soit annulée et que la demande de changement de nom soit acceptée.

En Droit

Le Tribunal fédéral s'est récemment écarté de sa pratique plutôt généreuse, qui permettait aux enfants de parents divorcés d'adopter le nom de famille du beau-père. Il a souligné que l'évaluation par la société des relations hors mariage avec des enfants a changé et qu'il n'est donc plus possible d'invoquer les désavantages sociaux auxquels les enfants seraient exposés en raison de la différence de nom.

Le Tribunal cantonal a à juste titre constaté que…