En Fait
Joseph Schaller a sollicité une rente complémentaire pour Michel [S.], un enfant qu'il recueille depuis novembre 1962 en raison du divorce des parents de ce dernier. Le père de Michel [S.] a versé une pension de 170 francs par mois jusqu'en juin 1976, mais fait l'objet de poursuites pénales pour les mensualités subséquentes.
La Caisse de compensation MEROBA a refusé d'accorder la rente complémentaire demandée, au motif que la pension versée par le père de Michel [S.] excédait le quart des frais d'entretien et d'éducation de l'enfant. Le Tribunal des assurances du canton de Vaud a confirmé cette décision.
Joseph Schaller a formé un recours de droit administratif contre ce jugement, faisant valoir qu'il est le seul véritable soutien de Michel [S.] et qu'il devrait donc bénéficier de la rente complémentaire.
En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances a rejeté le recours. Selon la jurisprudence, pour qu'un enfant recueilli ouvre droit à une rente complémentaire, il faut que les parents nourriciers en assument gratuitement et de manière durable les frais d'entretien et d'éducation. Cette condition n'était pas remplie en l'espèce, car la pension versée par le père de Michel [S.] représentait plus du quart des frais déterminés selon les normes de l'Office de la jeunesse du canton de Zurich.
Le Tribunal fédéral a précisé que le statut de l'enfant…