En Fait
A., sa partenaire de vie B. ainsi que leurs enfants mineurs communs C., D. et E. sont des ressortissants macédoniens et appartiennent au groupe ethnique des Roms. Ils ont quitté leur État d'origine, la Macédoine, le 22 mars 2010 et sont arrivés en Suisse le 24 mars 2010, où ils ont demandé l'asile.
L'Office fédéral des migrations (ODM) a rejeté les demandes d'asile et a ordonné leur renvoi de Suisse ainsi que son exécution. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par le Tribunal administratif fédéral.
A., B., C., D. et E. ont formé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral, concluant principalement à l'annulation du jugement du Tribunal administratif fédéral et à l'octroi de l'asile. Subsidiairement, ils demandent à être admis provisoirement en Suisse en raison de l'illicéité, de l'inexigibilité et de l'impossibilité de l'exécution du renvoi.
En Droit
Le Tribunal fédéral constate que le recours de la recourante 2 (B.) est recevable, car il existe contre elle une demande d'extradition de l'État de Macédoine, contre laquelle elle cherche protection. En revanche, il n'entre pas en matière sur les recours des recourants 1 (A.) et 3-5 (C., D. et E.), car il n'existe pas de demande d'extradition contre eux.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours et constate que le Tribunal administratif fédéral a violé l'obligation d'accélérer la procédure en ne statuant sur le recours qu'après près de 21 mois. En guise de réparation, cette violation est constatée…