En Fait
Le Tribunal supérieur du canton de Glaris a condamné C. le 21 novembre 1997 à payer à ses fils A. et B. les créances salariales de Lidl de Fr. 53'750.-- et Fr. 77'085.-- respectivement. Le Tribunal supérieur a décidé que les montants doivent être remboursés en dix annuités égales, payables chaque 30 juin, et que les annuités non payées à l'échéance sont soumises à un intérêt de 5%. A. et B. ont interjeté appel, demandant que C. soit condamné au paiement des montants avec un intérêt de 5% depuis le 16 mai et le 30 mai 1995 respectivement.En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté les appels dans la mesure où il y est entré en matière. Le Tribunal supérieur a considéré, conformément à l'art. 334 al. 2 CC, qu'une obligation de paiement immédiat du salaire de Lidl ne tiendrait aucun compte des difficultés financières incontestées du défendeur. Pour des raisons d'équité, le juge peut faire preuve de compréhension envers le débiteur dans le paiement du salaire de Lidl et, le cas échéant, reporter l'exigibilité jusqu'au partage de la succession.
Selon le message relatif à la loi, le juge, dans sa décision sur le montant de l'indemnité et les modalités de paiement, doit tenir compte principalement de la capacité financière du débiteur. Des facilités de paiement peuvent être accordées par l'octroi de délais de paiement, la fixation…