En Fait
La ressortissante thaïlandaise A. a épousé en 1997 un citoyen suisse B. et a obtenu par la suite un permis de séjour dans le canton de Soleure. Après sa séparation d'avec son mari, A. a demandé en 1998 un permis de séjour dans le canton de Bâle-Campagne, ce que les autorités compétentes ont cependant rejeté. A. a alors recouru auprès du Tribunal fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours. Il a expliqué que le droit à l'octroi et à la prolongation du permis de séjour conformément à l'art. 7 LSEE ne dépend pas de la vie commune des époux. Par conséquent, le droit à l'autorisation n'est pas limité au canton dans lequel l'époux suisse a son domicile. Un changement de canton nécessite certes en principe une autorisation, mais celle-ci ne peut pas être refusée sans autre forme de procès, tant qu'il n'y a pas de motifs d'exception ou d'abus de droit.
Le Tribunal fédéral a souligné que dans les cas où l'époux suisse vit à l'étranger, il peut exceptionnellement refuser l'autorisation, car il n'y a alors généralement pas de lien suffisant avec la…