En Fait
A., né en 1949, et son épouse A., née en 1950, se sont séparés le 1er septembre 1995. Par jugement de divorce du 12 juin 2003, le mariage a été dissous et A. a été condamné à verser à son ex-épouse une contribution d'entretien mensuelle de 4'000 francs jusqu'en avril 2014.
Le 22 mai 2008, A. a demandé la réduction de la contribution d'entretien à 1'000 francs par mois à compter du 1er avril 2008. Il a invoqué à l'appui de sa demande sa retraite anticipée au 31 mars 2008 en raison d'une restructuration de son employeur, son remariage et la naissance de ses deux enfants.
Le Tribunal cantonal de Genève a d'abord réduit la contribution d'entretien à 1'500 francs par mois en deux instances. Le Tribunal fédéral a annulé ces décisions et renvoyé l'affaire à la juridiction précédente, au motif que celle-ci avait violé le droit fédéral dans le calcul du revenu hypothétique des parties.
Par la suite, le Tribunal cantonal de Genève a fixé la contribution d'entretien à 3'500 francs par mois. Il a tenu compte du fait que A. avait hérité en 2005 d'un immeuble non grevé à Y., qu'il louait à sa fille à un taux préférentiel, tout en habitant lui-même dans le logement conjugal dont il était devenu le seul propriétaire après le divorce. Afin de pouvoir verser la contribution d'entretien à son ex-épouse, A. devrait grever cet immeuble et contracter un crédit de 200'000 francs, dont les frais d'intérêts et d'amortissement lui procureraient un revenu mensuel supplémentaire de 1'880 francs.
En Droit
Le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours de A. et fixé la contribution d'entretien à son ex-épouse à 3'000 francs par mois du 22 mai 2008 au 30 avril 2014.
Le Tribunal fédéral a considéré que le juge, lors de la modification de la contribution d'entretien post-conjugal, peut obliger le débiteur de la rente à entamer la substance de son patrimoine pour remplir son obligation d'entretien, même…