En Fait
Le 26 mai 2020, huit requérants d'asile déboutés, les Juristes démocrates de Suisse (DJS) et Solidarité sans frontières ont déposé une plainte pénale contre le chef de la Direction de la sécurité du canton de Zurich et d'autres représentants de l'administration cantonale ainsi que de la société ORS Service AG. Il leur était reproché de n'avoir pas ou que partiellement suivi les recommandations de la Confédération pour limiter la pandémie de COVID-19 dans les centres de renvoi du canton de Zurich, exposant ainsi les personnes dans ces centres à un danger direct et grave pour leur vie et leur intégrité physique. Le ministère public est arrivé à la conclusion que le comportement dénoncé ne constituait pas une infraction pénale. Il a transmis la demande d'ouverture d'une procédure d'autorisation pour lever l'immunité du chef de la Direction de la sécurité à la direction du Grand Conseil zurichois. Celle-ci a décidé le 5 novembre 2020 de ne pas entrer en matière, estimant qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter de l'évaluation du ministère public. Les plaignants ont formé un recours constitutionnel subsidiaire contre cette décision de non-entrée en matière auprès du Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours dans la mesure où il pouvait y être entré.En Droit
Le Tribunal fédéral a expliqué que le motif d'exclusion de l'art. 83 let. e LTF, qui exclut les recours contre les décisions sur le refus d'autoriser des poursuites pénales contre des membres d'autorités, s'appliquait également au présent cas. Certes, la procédure d'autorisation doit être considérée comme une affaire de droit public, car elle constitue une condition de procédure pour la procédure pénale. Mais comme il s'agit d'une décision de l'autorité cantonale suprême, le recours en matière de droit public est exclu.
En revanche, le recours constitutionnel subsidiaire est recevable. Bien que les recourants, en tant que dénonciateurs privés et éventuels lésés, ne soient pas légitimés selon la loi sur le Grand Conseil, ils le sont en vertu de leurs droits de procédure découlant de la Constitution…