En Fait

Le Ministère public de Zurich-Sihl mène une enquête pénale contre [A.] pour soupçon de vol à main armée et d'infraction à la loi sur les armes. [A.] a été arrêté le 29 janvier 2021 et placé en détention provisoire par le tribunal des mesures de contrainte du district de Zurich jusqu'au 2 mars 2021 le 2 février 2021. Le tribunal des mesures de contrainte a constaté que la décision de détention n'a pas été notifiée dans le délai légal de 96 heures suivant l'arrestation, violant ainsi l'obligation d'accélération. [A.] a recouru contre cette décision, recours rejeté par le Tribunal cantonal de Zurich le 11 février 2021.

En Droit

Le Tribunal fédéral expose que la violation du délai de 96 heures selon les art. 224 al. 2 et 226 al. 1 CPP entraîne certes en principe l'illégalité de la détention, mais ne conduit pas automatiquement à la libération du détenu. Une libération n'est justifiée que si le retard de procédure est particulièrement grave et que les autorités de poursuite pénale montrent qu'elles ne sont pas disposées ou en mesure de faire avancer la procédure avec l'accélération requise. En l'espèce, le Tribunal fédéral n'a pas considéré ces conditions comme remplies, car le dépassement du délai de seulement 65 minutes ou 3 heures et 44 minutes n'est pas à considérer comme particulièrement grave. De…