En Fait
X. a été provisoirement arrêté le 1er mars 2011 à Diepoldsau/SG. Le 2 mars 2011, il a été conduit au ministère public de Lenzburg-Aarau, qui l'a interrogé et lui a notifié l'arrestation le 3 mars 2011. Le 4 mars 2011, le ministère public a demandé au tribunal des mesures de contrainte du canton d'Argovie d'ordonner la détention provisoire de X. jusqu'au 3 juin 2011. Le tribunal des mesures de contrainte a placé X. en détention provisoire le 5 mars 2011.
X. a déposé un recours auprès du tribunal cantonal d'Argovie, demandant sa libération immédiate de la détention. Le tribunal cantonal a constaté que le ministère public avait violé l'obligation de célérité procédurale en matière de détention, a annulé la décision du tribunal des mesures de contrainte et a renvoyé l'affaire pour un nouvel examen.
X. a ensuite déposé un recours en matière pénale auprès du Tribunal fédéral, demandant l'annulation de la décision du tribunal des mesures de contrainte du 5 mars 2011 et sa libération immédiate de la détention.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que selon les dispositions applicables du Code de procédure pénale suisse (CPP), le ministère public dispose d'un délai maximal de 48 heures pour déposer la demande de détention auprès du tribunal des mesures de contrainte, et ce dernier dispose ensuite d'un délai maximal de 48 heures pour rendre sa décision de détention. Le ministère public a déposé la demande de détention environ 60 heures après l'arrestation, soit 12 heures trop tard.
Cependant, le Tribunal fédéral considère que le maintien de la détention ne devient illégal que lorsque le tribunal des mesures de contrainte ne notifie pas la décision de détention au détenu dans…