En Fait
A.A. (née le 28 août 1953) et B.A. (né le 10 novembre 1963) se sont mariés en 1989 dans l'ancienne RDA. Ils sont parents de deux enfants. En 1999, la famille a déménagé en Suisse, où les deux conjoints étaient actifs professionnellement. En avril 2011, le couple s'est séparé. Le tribunal de district a prononcé le divorce et a rejeté la demande d'A.A. relative à une contribution d'entretien. Le tribunal cantonal supérieur a confirmé cette décision.
Par un recours en matière civile, A.A. demande que B.A. lui verse une contribution mensuelle d'entretien de 3'000 francs de septembre 2017 (après son entrée dans l'AVS) à novembre 2028 (entrée de B.A. dans l'AVS). Le Tribunal fédéral accueille le recours et renvoie l'affaire au tribunal cantonal supérieur pour un nouvel examen.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que dans un mariage ayant marqué la vie, comme en l'espèce, le droit à l'entretien doit être examiné en trois étapes : tout d'abord, il faut déterminer l'entretien dû, puis la capacité d'autonomie financière des conjoints et enfin la solvabilité du débiteur d'entretien.
Lorsque le conjoint bénéficiaire de l'entretien - ici A.A. - atteint l'âge de la retraite en premier, il a en principe le droit de maintenir le niveau de vie vécu pendant le mariage…