En Fait
Dans la nuit du 30 juin 2011 au 1er juillet 2011, une perquisition a eu lieu dans le club [B.] à Grenchen. À cette époque, [A.] était le directeur et le titulaire du brevet de ce club. Lors de la perquisition, des ordinateurs ont été saisis, sur lesquels l'application de jeu [C.] a été identifiée. Celle-ci permettait des jeux de casino automatisés via une connexion Internet active. La Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) a alors déclaré [A.] coupable d'avoir installé des appareils de jeux de hasard sans examen, évaluation de conformité ou autorisation aux fins d'exploitation. À la demande d'[A.] pour un jugement judiciaire, le Tribunal cantonal du canton de Soleure l'a acquitté du reproche d'infraction à la loi sur les maisons de jeu. La CFMJ a par la suite recouru en matière pénale auprès du Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral examine si la nouvelle loi sur les jeux d'argent constitue le droit plus doux par rapport à l'ancienne loi sur les maisons de jeu (principe de la lex mitior). Il explique que conformément à l'art. 2, al. 2, CP et à l'art. 2 DPA, un acte commis avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi doit être jugé selon la…