En Fait

Le 24 avril 2009, A. a été condamné à une peine privative de liberté de neuf ans pour homicide intentionnel de sa belle-sœur, sans qu'aucune mesure n'ait été ordonnée. Après l'expiration de la peine le 16 janvier 2017, le Service de l'exécution des peines et des mesures a demandé au tribunal régional une mesure thérapeutique stationnaire ou un internement. Le tribunal régional a alors ordonné une détention de sûreté.

Le 24 mars 2017, le tribunal des mesures de contrainte s'est adressé à l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) d'Oberaargau et a demandé le placement à des fins d'assistance d'A. L'APEA a alors ordonné le 30 mars 2017 le placement à des fins d'assistance d'A. dans la Fondation G. à U.

A. a formé un recours contre cette décision. Le Tribunal cantonal de Berne a renvoyé l'affaire à l'APEA pour un nouvel examen. Par décision du 14 mars 2019, l'APEA a à nouveau confirmé le placement à des fins d'assistance.

En Droit

Le Tribunal fédéral constate que selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), un placement à des fins d'assistance en raison d'un danger pour autrui n'est admissible que si la loi définit clairement qu'il existe un risque important que la personne concernée puisse causer un dommage grave à des tiers.

Dans sa jurisprudence antérieure, le Tribunal fédéral a décidé que l'art. 426 CC ne constitue pas une base légale suffisante pour un placement en raison…