En Fait

La ressortissante péruvienne [A.] (née en 1975) a épousé en 2001 un citoyen suisse et a obtenu par la suite un permis de séjour, qui a été ultérieurement transformé en permis d'établissement. Depuis 2007, [A.] et sa famille ont perçu de l'aide sociale pour un montant d'environ 400'000 CHF. En 2020, l'Office des migrations du canton de Zurich a révoqué son permis d'établissement et lui a délivré à la place un permis de séjour d'un an, dont le renouvellement était subordonné à la condition qu'[A.] porte son taux d'activité à au moins 80%. [A.] a formé un recours contre cette rétrogradation auprès du Tribunal fédéral.

En Droit

Le Tribunal fédéral a constaté qu'un permis d'établissement peut être révoqué et remplacé par un permis de séjour lorsque la personne concernée ne remplit plus (ou ne remplit pas) les critères d'intégration selon l'art. 58a LEI. Cela inclut notamment la participation à la vie économique. Malgré les avertissements et les rappels répétés, la recourante n'avait que lentement augmenté son taux d'activité et restait dans une large mesure dépendante de l'aide sociale. Le Tribunal fédéral a considéré cela comme un déficit d'intégration principalement imputable à la recourante, ce qui justifiait la…