En Fait

Le recourant [X.] a été sous surveillance des autorités pénales de décembre 2012 à avril 2014. La condamnation se fonde essentiellement sur de nombreux procès-verbaux téléphoniques et audio traduits. [X.] fait valoir que les dossiers sont incomplets et que les procès-verbaux d'écoute ne sont pas exploitables. Le Tribunal fédéral constate que les dossiers sont en effet incomplets et que le droit du recourant d'être entendu a été violé.

En Droit

Le Tribunal fédéral explique que les dossiers ne contiennent pas toutes les informations nécessaires sur les mesures de surveillance effectuées. On ne voit pas quelles mesures de surveillance ont eu lieu, de quelle manière, où, par qui, à quel moment et avec quel résultat. Des indications importantes manquent également sur les procès-verbaux d'écoute, comme leur provenance, l'identité des traducteurs et s'ils ont été informés des conséquences pénales conformément à l'art. 307 CP. L'instance inférieure devra enjoindre le ministère public à remplir son obligation de documentation et de tenue des dossiers.

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