En Fait
Le cas concerne le recours en matière pénale du demandeur X. contre la décision de la Cour supérieure du canton de Lucerne de ne pas entrer en matière sur son recours contre la suspension de la procédure pénale contre son épouse Y. Le Tribunal fédéral admet le recours.
Le 26 août 2010, X. a déposé une plainte pénale contre son épouse Y. pour dénonciation calomnieuse. Il a également fait valoir des prétentions civiles. Le préfet de Lucerne a suspendu la procédure pénale contre Y. et n'est pas entré en matière sur les prétentions civiles de X. Contre cette décision de suspension, X. a formé un recours que la Cour supérieure du canton de Lucerne n'a toutefois pas examiné, au motif que X. n'était pas constitué partie civile et ne bénéficiait pas non plus du statut de victime selon la loi sur l'aide aux victimes.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que selon la version révisée de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, entrée en vigueur le 1er janvier 2011, la partie civile se voit reconnaître un intérêt juridiquement protégé lorsque la décision attaquée peut avoir une incidence sur l'appréciation de ses prétentions civiles.
Le Tribunal fédéral maintient la pratique antérieure selon laquelle la victime doit, dans la mesure du possible, faire valoir ses prétentions civiles dans la procédure pénale…