En Fait
Le Ministère public de la Confédération suisse mène une enquête pénale depuis le 31 janvier 2002 contre X. pour complicité de gestion déloyale des affaires, participation à une organisation criminelle et blanchiment d'argent. Le 22 juillet 2003, le juge d'instruction fédéral a ouvert une instruction préliminaire et a prononcé une interdiction de sortie du territoire et de communiquer ainsi qu'une obligation de se présenter contre X. Contre ces mesures de contrainte, X. a formé un recours auprès du Tribunal pénal fédéral, qui a levé l'ordonnance du juge d'instruction le 28 avril 2004.
Contre cette décision du Tribunal pénal fédéral, le Ministère public de la Confédération a formé un recours auprès du Tribunal fédéral. Il a invoqué une violation de ses droits de partie dans la procédure de recours devant le Tribunal pénal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral a tout d'abord constaté que le recours du Ministère public de la Confédération contre la décision du Tribunal pénal fédéral était en principe recevable, car les mesures ordonnées constituent des mesures de contrainte de procédure pénale qui entraînent une restriction substantielle de la liberté personnelle et de la liberté économique de l'intéressé.
Le Tribunal fédéral a en outre constaté que le Ministère public de la Confédération, en tant que partie à la procédure pénale, est habilité à former un recours et dispose des droits de partie y afférents. Cependant, il a reproché au Tribunal…