En Fait

Le Ministère public de la Confédération a ouvert une enquête de police judiciaire contre X pour le titre de blanchiment d'argent et a donc ordonné, le 13 novembre 2003, la perquisition et la saisie d'une montre de marque Piaget déposée auprès de la Direction générale des douanes. Contre l'ordre de perquisition et de saisie, A., présumé propriétaire de la montre, s'est insurgé le 1er mars 2004 devant la Chambre d'accusation du Tribunal fédéral en demandant l'annulation de la mesure. La Cour des plaintes pénales du Tribunal pénal fédéral a estimé que le maintien de la saisie n'était pas justifié et a donc accueilli le recours par jugement du 27 mai 2004. Le Ministère public de la Confédération a interjeté recours le 28 juin 2004 auprès du Tribunal fédéral contre ce jugement, en demandant de l'annuler et de maintenir l'ordre de saisie.

En Droit

Selon l'art. 33 al. 3 let. a de la loi du 4 octobre 2002 sur le Tribunal pénal fédéral (LTPF), jusqu'à l'entrée en vigueur de la révision totale de la LTF, les décisions de la Cour des plaintes pénales concernant des mesures de contrainte sont susceptibles de recours auprès du Tribunal fédéral dans les 30 jours de la notification, pour violation du droit fédéral.

Le Tribunal fédéral a reconnu la légitimation à recourir du Ministère public de la Confédération, en tant que partie à la procédure pénale fédérale, contre l'annulation par le Tribunal pénal fédéral de mesures de contrainte ordonnées par l'Office des juges d'instruction fédéraux. Selon l'art. 214 al. 2 de la Loi fédérale sur la procédure pénale (PPF), applicable par analogie, le droit de recourir appartient notamment aux parties, parmi lesquelles figure explicitement le procureur général.

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