En Fait

La société [A. AG] (recourante) avait obtenu le 7 décembre 2012 un permis de construire pour la démolition de l'hôtel [B.] et la construction d'un nouvel hôtel, composé de la maison A et B, la construction d'une maison C avec des studios hôteliers et la construction d'une maison D avec des appartements sur les parcelles 1169 et 1660. Le délai de réalisation des travaux a été prolongé deux fois, dernièrement jusqu'au 30 septembre 2018. La recourante a demandé une nouvelle prolongation du délai, qui a été rejetée. La recourante a alors formé un recours auprès du Tribunal administratif du canton des Grisons, qui a rejeté le recours.

La recourante demande maintenant au Tribunal fédéral d'annuler la décision attaquée et de lui accorder un délai approprié pour achever son projet de construction. Elle se réfère au principe de la bonne foi et fait valoir que la commune de Tujetsch a créé un état de fait qui justifie la confiance.

En Droit

Le Tribunal fédéral examine d'abord si le recours est recevable. Il constate que le recours en matière de droit public est ouvert au Tribunal fédéral et que la recourante est habilitée à former un recours.

Le Tribunal aborde ensuite la question de savoir si la commune de Tujetsch a créé un état de fait qui justifie la confiance par son comportement. Il constate que la commune a indiqué clairement dans sa décision du 20 février 2017 qu'une nouvelle prolongation du délai de réalisation des travaux ne serait accordée que en cas de circonstances extraordinaires. Le Tribunal conclut que la recourante n'était pas en droit de compter sur une nouvelle prolongation du délai.

Le Tribunal examine également si la recourante a été lésée dans ses droits par le…