En Fait
V., né en 1953, a conclu une assurance d'indemnités journalières pour perte de gain en cas de maladie avec la Mutuelle Valaisanne, Caisse-maladie. L'assurance était grevée d'une réserve de 5 ans pour "status après lésion du plexus brachial gauche". En juillet 1997, la Caisse a reçu un certificat médical indiquant que V. était en incapacité de travail pour dépression réactionnelle. La Caisse a alors ajouté une nouvelle réserve rétroactive pour "dépression réactionnelle", ce que V. a contesté.
Le Tribunal des assurances du canton du Valais a rejeté le recours de V. contre cette décision. V. a alors interjeté un recours de droit administratif au Tribunal fédéral, concluant à la suppression de la réserve pour dépression réactionnelle et au versement d'indemnités journalières.
En Droit
Selon la jurisprudence, la caisse ne peut instituer une réserve après coup que si l'assuré a commis une réticence, c'est-à-dire s'il a passé sous silence de manière fautive une maladie existante ou sujette à rechute qu'il connaissait ou aurait dû connaître.
En l'espèce, le Tribunal fédéral considère que les déclarations du médecin traitant ne permettent pas d'établir avec un degré de vraisemblance prépondérant que V. bénéficiait déjà d'un traitement médical ou qu'un tel traitement était envisagé ou prévisible au moment de la conclusion de l'assurance. Le fait que V. ait consulté le psychiatre à deux reprises avant la conclusion de l'assurance n'est pas en soi révélateur d'une maladie au…