En Fait

A., né en 1942, est assuré obligatoirement pour les soins de santé auprès de Sanitas Assurances de base. Depuis 2007, il souffre d'un myélome multiple récidivant. Par courrier du 14 décembre 2017, le médecin traitant, le Pr Dr B., a demandé à Sanitas la prise en charge des coûts pour le traitement de A. au moyen d'une thérapie combinée avec Darzalex/Revlimid/Dexaméthasone. L'assurance-maladie a refusé la prestation, suite à quoi A. a fait opposition. Le Tribunal des assurances sociales du canton de Zurich a admis le recours et a obligé Sanitas à prendre en charge les coûts de la thérapie combinée.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a formé un recours de droit public et demande l'annulation de la décision de l'instance précédente et la confirmation de la décision d'opposition de Sanitas.

En Droit

Le Tribunal fédéral examine si l'instance précédente a violé le droit fédéral en obligeant Sanitas à prendre en charge les coûts du traitement de l'intimé par la thérapie combinée Darzalex/Revlimid/Dexaméthasone.

Le Tribunal fédéral indique que l'assurance-maladie obligatoire (AMO) ne prend en principe en charge que les médicaments figurant sur la liste des médicaments (LMéd) et la liste des spécialités (LS). Une exception peut exister conformément à l'art. 71a, al. 1, let. b OAMal, si l'utilisation du médicament permet d'escompter un grand bénéfice thérapeutique contre une maladie qui peut être mortelle pour l'assuré ou entraîner de graves atteintes chroniques à la santé, et s'il n'existe pas d'autre méthode de traitement efficace et autorisée.

Le Tribunal fédéral considère comme rempli que pour l'intimé, il n'existe pas d'alternative de traitement efficace à la thérapie combinée demandée et que celle-ci promet un bénéfice thérapeutique élevé. Cependant, l'instance précédente n'a pas suffisamment examiné la question de l'économicité de la thérapie combinée.…