En Fait
Le ressortissant allemand X., né en 1962, est entré en Suisse en 1986 et a obtenu un permis d'établissement. Il a été condamné en 1996 et 2006 pour actes sexuels multiples sur des enfants, contrainte sexuelle et lésions corporelles simples. En raison de ces infractions, il a été placé dans un établissement médical ou de soins conformément à l'art. 43 CP. Depuis 2004, il purge sa mesure de manière anticipée.
La Direction de la justice, de la police et de la défense du canton de Bâle-Campagne a expulsé X. de Suisse pour 5 ans en 2006 en vertu de l'art. 10 al. 1 let. a LSEE. X. a recouru contre cette décision, recours rejeté par le Conseil d'État et le Tribunal cantonal. X. a alors recouru en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral a d'abord examiné le recours sous l'angle du droit national. Il a constaté qu'une expulsion est possible même si le recourant purge une mesure et qu'une amélioration de son pronostic n'est pas encore prévisible. Une prolongation de la mesure au-delà de 5 ans n'est possible que si un effet thérapeutique est attendu et qu'un danger de délits relativement graves existe.
Même si le recourant devait un jour être libéré sous condition de la mesure, cela n'exclut pas une expulsion, car le droit pénal et le droit des étrangers poursuivent des objectifs différents. Une évolution positive dans l'exécution de la…